Les titulaires d’un plan d’épargne retraite (PER) ont jusqu’au 31 décembre pour effectuer des versements ponctuels et réduire leur impôt sur le revenu 2025. Grâce à cet avantage fiscal, le PER permet de soulager ses impôts tout en préparant sa retraite.

Un succès depuis 2019

Lancé en 2019, le plan épargne retraite (PER) a séduit 11 millions d’adhérent, pour un encours total de 118,9 milliards d’euros (source : ministère des Finances publiques). Il a remplacé les anciens produits d’épargne-retraite et s’impose grâce à sa souplesse (transfert d’un assureur à un autre), son rendement et sa fiscalité avantageuse.

Placement complémentaire à l’assurance vie, le plan d’épargne retraite séduit aussi bien les actifs proches de la retraite que les plus jeunes. Épargnant sur le long terme, ces derniers peuvent viser des supports plus risqués mais aussi plus rémunérateurs que les supports en euros.

L’investissement sur les supports en unités de compte comporte un risque de perte en capital. La valeur est sujette à fluctuation à la hausse comme à la baisse dépendante de l’évolution des marchés financiers. L’assureur s’engage sur le nombre d’unités de compte et non sur leur valeur qu’il ne garantit pas.

L’atout fiscal du PER :

L’autre grand intérêt du PER réside dans la défiscalisation. Dans la limite relative de 10% du revenu professionnel net de l’épargnant (lire ci-dessous), les sommes versées sont déduites du revenu imposable. Le plafond de déduction varie selon le statut de l’épargnant (salariés ou indépendant). Versés à la retraite, le capital total ou la rente sont imposables mais à un taux le plus souvent inférieur que pendant la vie active en raison de la baisse des revenus. Autre atout : les montants épargnés et non déduits une année peuvent être reportés les années suivantes (sur une période de 3 ans).

 

Chiffre : 10%

Si le titulaire du plan épargne retraite individuel n’exerce pas une activité de travailleur non salarié, les sommes versées sur un plan d’épargne retraite peuvent être déduites du revenu imposable à hauteur de 10 % des revenus professionnels nets de l’année N-1 (soit par exemple 4 000 euros pour 40 000 euros de revenus nets). Ce montant est encadré par un plafond de 37 094 euros (8 fois 10 % du plafond annuel de la Sécurité sociale en 2024) pour les hauts revenus et un plancher de 4 637 euros (10 % du PASS) pour les bas revenus.

Les travailleurs non-salariés (TNS), dont le taux de remplacement à la retraite est généralement plus faible, bénéficient d’un plafond supplémentaire pour leurs versements sur le PER.

Ce plafond, calculé sur la base des bénéfices imposables de l’année N, offre une capacité de déduction particulièrement élevée :

10 % du bénéfice imposable, dans la limite de 8 PASS 2025,

+ 15 % de la fraction du bénéfice imposable comprise entre 1 et 8 PASS 2025.

En pratique, cela représente en 2025 une déduction maximale pouvant atteindre 87 135 €.

 

Ces informations sont fondées sur la réglementation en vigueur à la date de diffusion du présent article et ne constituent pas un conseil ou un avis juridique ou fiscal. Document d’information, sans valeur contractuelle – Seule la notice d’information a valeur de contrat.

 

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