Le PER connaît une croissance fulgurante. Découvrez pourquoi ce produit attire les jeunes et les foyers aisés en quête d’optimisation fiscale.
La dernière étude d’Inovéa révèle une progression spectaculaire du Plan d’Épargne Retraite (PER), dont le nombre de souscriptions a plus que doublé en deux ans. Derrière cet engouement, se dessinent les contours d’un produit à la fois vecteur d’anticipation patrimoniale et reflet d’inégalités fiscales persistantes.
Un produit en croissance, mais aux versements déclinants
Depuis 2020, la croissance du PER est nette : +127 % d’ouvertures entre 2020 et 2024, pour atteindre désormais 18 % des épargnants français. Cette dynamique intervient dans un contexte d’inquiétudes persistantes autour du système de retraite par répartition. Ce basculement vers l’épargne retraite individuelle semble gagner du terrain sur l’ancien monopole des dispositifs collectifs, mais cache aussi une mutation plus subtile : alors que le nombre de PER augmente, le montant des versements mensuels, lui, diminue fortement — passant de 202 € en 2023 à seulement 104 € en 2025 (152 € en 2024). Ce paradoxe apparent traduit, selon Inovéa, une démocratisation de l’outil : des versements plus faibles, mais davantage de souscripteurs.
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